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Vinci * @ Salon de l'Auto 2008

Tout au long du Salon de l'Auto, je vous donne des infos, des "sensations" personnelles, une vitrine plutôt originale sur le monde de l’automobile ! (*) Vinci, journaliste automobile depuis plus de 15 ans pour le magazine Touring Explorer.

Vinci

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Concours

Touring
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Infos pratiques

Heures d'ouverture

Le salon est ouvert du 17 au 27 janvier (16 janvier, journée professionnelle et VIP) de 10h00 à 20h00 durant la semaine et jusqu'à 18h30 le week-end.
Trois nocturnes (jusque 22h00) pour les soirées thématiques (les 18, 21, 24 janvier 2006).

Prix

Le prix d'accès a été fixé à € 12,50 pour les adultes et € 6,25 pour les 6/12 ans (garderie pour les 3/10 ans les week-ends et mercredis).

Accès

Par métro (ligne 1A), train (ticket unique SNCB + métro + entrée salon), bus et tram (lignes STIB 23/52/81/89; De Lijn, Gare du Nord: 233, 235, 250, 251, 260, 820) et, bien sûr, en voiture : parking C juste après la sortie du ring (itinéraire fléché).

Plus de renseignements sur www.febiac.be

Touring
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Vinciwrote:
Jour 11 : Détente et engagement…

Voici venir le dernier jour du salon, le dimanche, journée de clôture où le public se fait, en général, encore plus nombreux. Parmi cette foule bigarrée, des acheteurs potentiels, des amateurs de belles carrosseries et les innombrables familles venues passer ici quelques heures de détente à la découverte de quelques jolies nouveautés.

La détente, c'est justement ce dont n'a pas pu jouir l'ensemble des collaborateurs professionnels présents sur cet événement. Depuis le début du salon, conseillers, vendeurs, techniciens et responsables des stands sont restés sur le pied de guerre afin de promouvoir "leur" marque. Un travail fatiguant, parfois harassant mais sans doute très enrichissant aussi… et je ne parle pas du côté financier mais, surtout, d'un point de vue professionnel.

Tous ceux qui travaillent dans ce secteur vous le diront, l'automobile est un domaine particulier où l'émotion joue pleinement. Ceci ne veut pas dire que le job n'est pas stressant et que la vie s'y déroule tel un long fleuve tranquille. Au cours de la quinzaine, le stress a dû être intense, les frictions nombreuses, la fatigue profonde. Imaginez le nombre de clients potentiels à informer, à convaincre, à satisfaire pour qu'au final la vente puisse se faire… ou pas !

Dès lors, je vous laisse imaginer la joie de tous ces collaborateurs lorsque le dernier visiteur aura quitté les travées des palais du Heysel. Oubliée la fatigue, larguée la tension, place à la joie du devoir accompli, à la détente et aux fous rire nerveux. Un verre, quelques blagues de potaches viendront aussi remplir les allées de quelques éclats de voix. La fête quoi.

Pour en avoir déjà discuté avec l'un ou l'autre de ces "pros", il règne aussi un sentiment bizarre mêlant la joie d'en terminer et les regrets de quitter une équipe avec qui on a fait corps au cours de ces dix derniers jours. Des émotions intenses, je vous le disais… c'est aussi ça l'auto !
 
 
Jan. 28
Vinciwrote:

Jour 10 : L'automobile a de l'avenir !

Nous voici arrivés dans la dernière ligne droite de ce 86e salon de Bruxelles. Depuis la semaine dernière, je vous ai donné quelques impressions à propos de cette manifestation. Ses buts et enjeux, ses acteurs aussi. A la vieille de la fermeture, je voulais vous livrer une petite anecdote personnelle qui illustre sans doute un peu ce que peuvent ressentir les jeunes -et ceux qui le sont moins- passionnés d'automobiles.

L'histoire se passe voici plus de vingt ans, j'étais encore étudiant de l'enseignement technique secondaire section -l'auriez-vous deviné- mécanique automobile. Avec quelques copains de classe, nous effectuions chaque année le déplacement au salon de Bruxelles. Pour nous, c'était une fête à ne manquer sous aucun prétexte. Passionnés de belles carrosseries, de mécaniques puissantes et de sport automobile, nous rêvions (attention, nostalgie !) aux Audi Quattro, Lancia Stratos, Ford RS 200 et tant d'autres bolides du championnat du monde des rallyes. Ces voitures étaient, parfois, présentent sur les stands des constructeurs. Nous pouvions enfin les admirer de près et rêver. A l'époque, je voulais devenir mécano sur les rallyes internationaux, rien que ça !

Pour être certains de bien voir ces autos, et toutes les autres, nous préparions cette visite comme un véritable plan de bataille et la journée entière suffisait à peine pour réaliser tous nos désirs. Dès notre arrivée sur place, le jeu consistait à recueillir un maximum d'objets ayant trait à notre passion. Des posters, catalogues, notices techniques et même quelques "babioles" -sacs, crayons, briquets, etc- emportés tels… de précieux trophées !

Plus fort encore, le plus "adulte" du groupe faisait mine de vouloir acheter une voiture, sportive si possible, afin de pouvoir l'essayer sur la route. Même passager, même assis à l'arrière, l'affaire était belle de pouvoir dire ensuite aux potes, le lendemain à l'école : j'ai essayé la Golf et une 205 GTI !

Depuis plus de quinze ans maintenant, je pratique avec autant de plaisir mon métier d'essayeur automobile. Une passion. Pourtant, aujourd'hui, tout a changé. L'auto semble être devenue -aux yeux de certains- le bouc-émissaire de tous les maux de notre société. Sans nier ses impacts négatifs et la nécessité d'améliorer les choses pour l'avenir, je voulais ici mettre en évidence ma ferveur personnelle pour un objet qui continue de passionner de nombreux amateurs à travers le pays.

Ce billet, donc, pour demander à tous les parents d'enfants passionnés par l'automobile qu'ils acceptent et encouragent cette volonté de percer dans cette voie. Du mécanicien de base (avec une formation des plus poussées aujourd'hui !) à l'ingénieur responsable de projets en passant par le designer, les métiers de l'automobile méritent tous ces talents. Aimer la voiture n'a rien d'aberrant et ce n'est pas parce que quelques excités voudraient en faire un objet usuel sans âme qu'il faut imaginer cette voie professionnelle sans issue. Les défis sont immenses, nos jeunes peuvent les relever… Encouragez-les !

Jan. 28
Vinciwrote:

Jour 9 : En rêve et en couleurs…

Avez-vous parcouru les allées du salon de Bruxelles ? Un détail ne vous a-t-il pas marqué concernant la couleur des voitures exposées ? Je vous aide ? Celles-ci sont, le plus souvent, dans des coloris plutôt "détonants". Du vert pomme, du rouge vif, du jaune explosif, j'en passe et des meilleures. On le sait, les constructeurs allemands sont spécialistes en la matière mais, lors de ces grandes expositions, rares sont les marques qui se cantonnent à quelques tons plus classiques.

Vous allez me dire "c'est pour le salon, pas pour tous les jours". Et bien non, toutes les couleurs présentes sur les stands sont disponibles sur catalogue, il n'y a pas de modèles spécifiquement peints pour l'occasion. Or, il ne faut pas être grand spécialiste pour le constater, dans nos rues, les couleurs employées demeurent généralement bien sages.

Qu'en est-il dans la réalité ? Selon diverses études menées sur le sujet, près de 75 % des voitures vendues en Belgique sont de couleur bleue, grise ou noire ! Evidemment, ces trois "basiques" sont distribués dans une large palette, du plus clair au plus foncé et selon de savantes variations de proportions. N'empêche, aussi peu d'extravagance m'interroge sur l'envie -ou pas- des gens d'égayer leur quotidien automobile.

La réponse semble pourtant assez limpide et repose sur quelques critères objectifs. Le premier tient au besoin de conserver une certaine discrétion, histoire de ne pas se mettre trop en évidence. Vient ensuite la notion -importante- de la revente du véhicule. Vous aurez compris qu'une auto grise ou noire se revendra bien mieux qu'une autre… jaune canaris ! Et si une couleur plus exotique peut encore plaire sur un modèle peu commun (un coupé sportif, un cabriolet par exemple), il en ira tout autrement pour une familiale ultra-classique !

Dès lors, et contrairement aux allées bigarrées du salon de l'auto, il y a peu de chances d'avoir un jour nos artères urbaines transformées en de somptueux arcs-en-ciel.

Décidément, la voiture comme bien d'autres objets actuels se plient aux dures lois de nos sociétés commerciales en abandonnant, petit à petit, l'idée même du plaisir. Ici, en l'occurrence, celui des yeux. Et pour ceux qui voudraient encore s'en prendre plein la vue, un conseil pour de futures vacances lointaines : Miami ou Cuba sont peut-être les derniers endroits au monde où la couleur transforme encore une automobile en un véritable éclat de soleil. Du rêve… et la réalité !

Jan. 25
Vinciwrote:
Jour 8 : La guerre des autocollants

L'environnement, c'est donc le thème du salon et personne ne pourra dire que "l'automobile", prise dans son ensemble, ne fait rien pour essayer de moins polluer. Personne ? Ce serait trop beau car, effectivement, ils sont quelques-uns à être venus manifester autour du salon contre ce "monstre pollueur" que serait toujours, selon eux, la voiture.

Chacun peut défendre ses idées et revendiquer pour ce qu'il estime être une juste cause. Ceci étant, quand j'ai vu l'action menée par un (minuscule) groupe de fanatiques désireux de coller des autocollants sur des voitures jugées "sales" pour l'environnement, là, je trouvais qu'on dépassait les bornes !
"ObjectiveLessEmission.org", c'est le site internet dédié à ces actions. Leur but ? Signaler un véhicule rejetant peu de CO2 par un autocollant vert ou, au contraire, marquer celui qui en rejetterait trop, cette fois en collant -à côté de la trappe à carburant- un autocollant rouge.

La norme qui délimite cette "frontière" ? 150g de CO2 par km. Les autres rejets font également partie de ces valeurs considérées comme "tolérables". Je trouve pourtant que de mettre sur le même pied ce C02 (qui n'agira "que" sur la hausse de température de la terre… prévue d'ici la fin du siècle !) et ces particules fines représente déjà un non-sens. En effet, pour moi, une voiture diesel rejetant (par exemple) 140 g de CO2 et donc considérée comme "propre" à ce niveau ne mérite pas d'être dans ce classement sans un filtre à particules. Pourquoi ? Parce qu'en l'absence de ce filtre, les suies des diesel se transforment en dangereux poisons pour les poumons de tous les citoyens, enfants en tête.

En plus, ces fervents défenseurs de l'environnement ne tiennent pas compte d'un fait objectif pourtant important : une grosse voiture (même un 4x4, osons le terme !) qui rejette 200 g de CO2 mais qui ne ferait que 10.000 km par an polluera moins qu'une citadine à 120 g qui parcourt, elle, 20.000 km par an.

Enfin, pour enfoncer un peu plus le clou dans ces discours manichéens, il faut savoir que l'automobile représente moins de 10% du total des rejets en C02. Ces écologistes patentés ont-ils tous une chaudière dernier cri à la maison ? Ne prennent-ils jamais l'avion ? Vous voulez rire ? Voici ce que l'agence Belga a sorti hier comme information : "Pour les vacances de carnaval, les destinations au soleil sont toujours prisées. La Mer Rouge (+ 41 pc), les îles Canaries et les côtes espagnoles tiennent le haut du pavé. Les citytrips les plus populaires sont Prague (+30 pc), Cracovie (+150 pc) et Budapest (+35 pc). Enfin, la destination exotique favorite reste la République dominicaine".
Et ils y vont comment tous ces gens en République Dominicaine ?

Alors, oui, faisons tous des efforts pour moins polluer et acheter, tant que c'est possible, des voitures moins gourmandes en énergie. Bien sûr que les constructeurs automobiles doivent travailler plus encore pour trouver des engins plus propres et qui restent accessibles financièrement pour le grand public. Mais, de grâce, arrêtons de taper toujours sur la même cible, visible, "facile" qui reste, n'en déplaise à ces "anti-tout", l'un des plus grands mythes de nos sociétés modernes.
Jan. 25
Vinciwrote:
Jour 7 : L'homme et la machine

Hier donc je vous parlais des stands motos, des formidables bolides présentés ainsi que… des jolies filles représentant leurs marques respectives. Aujourd'hui, au risque de passer pour le dernier des machos (ce que je ne suis, je puis vous l'assurer), ce sont justement ces ambassadrices dont je voudrais vous entretenir et, plus particulièrement, celles qui officient du côté des voitures.
 
En fait, ce qui n'apparaît peut être pas immédiatement aux yeux des visiteurs (masculins, avouons-le) c'est que ces hôtesses peuvent être "classées" en deux catégories : figurantes ou actrices, les rôles étant très rarement confondus.
 
Figurantes ? Ceux qui ne les apprécient guère parleront de "potiches", de faire-valoir. Elles sont souvent très jolies et accompagnent les modèles automobiles les plus en vues sur les stands. Assises au volant, sur le capot, le coffre, debout en mode "stationnaire" ou déambulant tout autour, il faut reconnaître talent et courage à ces jeunes dames capables de demeurer stoïques sous les regards (souvent) concupiscents des mâles adorateurs de courbes gracieuses. Bruxelles, son salon je veux dire, est à cet égard parmi les plus "sages" qui soit. Pour avoir bourlingué dans de nombreuses autres manifestations du genre, je peux vous assurer que Tokyo, Paris ou Genève ressemblent plus à des concours de "miss beauté" qu'à de simples salons automobiles. A ce propos, Bologne tient sans doute le pompon car les belles Italiennes, humaines, volent alors carrément la vedette aux belles italiennes… mécaniques !
 
Concernant la seconde catégorie d'ambassadrices, les "actrices" ? Plus question pour celles-là de n'être que de muettes statues. Ici, on vous parlera d'hôtesses d'accueil, d'informatrices, de conseillères présentent  pour guider le visiteur, le renseigner, le conseiller… Avec charme et professionnalisme, c'est la requête évidente de ceux qui emploient ces demoiselles chargées de doper le chiffre d'affaire.
 
Et les hommes dans tout cela ? Je parle de ceux qui seraient regardés, pas de ceux qui regardent… Ah ! Là madame, je vous donne entièrement raison de poser la question ! Car, si j'apprécie la gente féminine qui rôde autour des belles mécaniques (et, a priori, je ne serais pas le seul !), je ne vois pas pourquoi il n'y aurait pas, dans le même registre, quelques beaux mâles pour présenter de mignonnes citadines.
 
Quoi que. En y réfléchissant, vous trouverez effectivement de nombreux messieurs "ambassadeurs" de marques automobiles… A la nuance près -comme un aveu- qu'il s'agit toujours de conseillers, de vendeurs mais pratiquement jamais (j'attends qu'on me prouve le contraire) de mannequins prenant la pose lascive sur le capot d'une jolie sportive.
 
Et là, je m'étonne et crie au scandale ! Pourquoi donc, alors que les études prouvent que de plus en plus de femmes choisissent et achètent elles-même leur voiture, pourquoi donc n'auraient-elles pas droit à ce petit bonus supplémentaire, ce supplément d'esthétisme (pas de vulgarité, entendons-nous) mêlant l'homme -le masculin- et la machine ? Parce que ça serait ridicule ? Vous ne seriez pas macho par hasard ?
Jan. 23

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